terça-feira, 10 de julho de 2012

Onfray: a investida do ressentimento. A que vem ele?

Du ressentiment à l’effondrement de la pensée : le symptôme Onfray

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Par Gérard Bensussan , Alain David, Michel Deguy et Jean-Luc Nancy Philosophes
Le texte ci-dessous et la réponse de Michel Onfray font référence à une polémique dont le point de départ est un article de Michel Onfray paru dans le Point du 7 juin dernier sur Qui est Dieu?, un livre de de Jean Soler (éd. de Fallois). Le 28 juin, le Point a publié sur le même sujet un dossier dans lequel on trouve, notamment, des articles du rabbin Yeshaya Dalsace, de Marek Halter, et, à nouveau, de Michel Onfray.
L’article publié par Michel Onfray dans un récent numéro du Point (le 7 juin) pose un problème très grave. Prétendant rendre compte d’une étude de Jean Soler sur la Bible, il donne à l’esprit de vengeance sa plus redoutable expression en l’appliquant à ce qui focalise le ressentiment contemporain, le judaïsme, autant qu’à l'ensemble monothéiste qui en est issu.
Laissons à d’autres le soin de discuter (s’il peut être discutable) le livre de Jean Soler et ne retenons ici que ce qu’en présente Onfray, qui est atterrant : le judaïsme, loin de supprimer le polythéisme, est «monolâtrique». Loin d’avoir inventé une morale universelle, il ne sert que des intérêts tribaux et égoïstes d’un peuple qui autrefois comme aujourd’hui se donne pour seule ambition de dominer les autres. Il faut citer cette phrase stupéfiante : «Le monothéisme devient une arme de guerre forgée tardivement pour permettre au peuple juif d’être et de durer, fût-ce au détriment des autres peuples. Il suppose une violence intrinsèque exterminatrice, intolérante, qui dure jusqu’aujourd’hui.» Et pour faire bon poids, Onfray ajoute que les Juifs sont le premier peuple à avoir perpétré des génocides (le génocide hitlérien étant lui-même d’ailleurs d’inspiration et de facture juives) et que la Shoah n’a pas l’importance exceptionnelle qu’on lui attribue habituellement.
Michel Onfray se réclame, depuis qu’il publie, de Nietzsche. Or il pratique en permanence l’esprit de vengeance, il est le prototype de ce que l’auteur du Zarathoustra identifiait comme «l’homme de ressentiment». Il fait profession de dénoncer l’establishment, et en particulier les gloires philosophiques, les religions ou Freud, mais cette dénonciation n’est que la constante et obstinée dénégation de la pensée. Baptisant hédonisme ce qui n’est qu’une complaisance démagogique pour la bassesse, quêtant auprès de l’opinion une reconnaissance que ses pairs en philosophie lui ont globalement refusée, il s’est acquis, ces dernières années, une notoriété exceptionnelle fondée tout ensemble sur l’intimidation et sur cette vague fascination que les sociétés entretiennent pour les démarches vulgaires.
On aurait pu en rester là, au malentendu, en haussant les épaules et rangeant par profits et pertes les bénéfices liés à l’imposture, mais Onfray, selon une trajectoire qui, après-coup, ne surprend pas franchit aujourd’hui un certain Rubicon.
Inutile de s’étendre sur les propos écoeurants contenus dans son texte du Point. Il n’y a guère de sens, jusqu’à nouvel ordre, à argumenter contre une idéologie qui désigne les Juifs comme les éternels porteurs d’une pulsion de mort dont notre époque continuerait à être victime. La vraie question est celle de la nature de l’audience d’une idéologie qui plaît à notre temps. En atteste, hélas, au-delà de l’article que nous évoquons, le dossier qui est paru dans la dernière livraison du Point (le numéro paru le 28 juin). Sous le titre «La polémique Michel Onfray-Jean Soler», cet hebdomadaire a construit un «débat» dans lequel Onfray, occupant en surplomb la place du philosophe non conformiste et politiquement incorrect, ferraille dédaigneusement en répondant à quelques objecteurs qui ont pourtant en commun de lui avoir concédé ce qui est pour cet homme si avide de revanche l’essentiel, sa légitimité de philosophe. Or ce n’est que par une imposture dont il faudrait prendre le temps de décrypter la portée qu’Onfray a pu s’acquérir la réputation d’être philosophe. Faire l’hypothèse de sa non-légitimité (ce qui nous paraît le minimum) serait rendre vain tout débat et transformer le Point, de journal courageux qu’il se voudrait, ayant accepté le risque de l’anticonformisme, en un support médiatique réductible à n’importe quel tabloïd soucieux d’audience, hors d’état de séparer le bon grain de la pensée de l’ivraie de la niaiserie idéologique ; qui plus est, dans le cas présent, se faisant le complice de propos dangereusement irresponsables.
En d’autres termes, il ne s’agit pas, par-delà cet article du Point, de débattre avec Onfray, ou contre lui, mais de s’interroger sur les raisons de la notoriété dont il jouit. Pourquoi cette audience, de quoi est-elle le symptôme ? Faut-il évoquer l’antisémitisme ?
On ne pourra éviter en tout état de cause de faire ici l’hypothèse d’une étrange maladie, qui n’a peut-être pas encore de nom, mélange de fascination obsessionnelle pour le judaïsme, d’incompréhension et de ressentiment pour l’histoire et le destin que ce dernier signifie pour l’humanité. Certains des plus grands penseurs du XXe siècle ont donné à entendre cela, Levinas, Derrida, Blanchot, d’autres encore, lesquels ont vu dans le judaïsme non la religion particulière d’une communauté (ce qu’il est évidemment aussi) mais une catégorie universelle de la pensée.
La position d’Onfray correspond à un certain effondrement de la pensée, à cette équivoque contemporaine qui voudrait que le judaïsme soit à la fois porteur d’une signification historiale et objet d’une récurrente dénégation et rivalité mimétique. Cette équivoque est plus lourde de conséquences que le personnage inconsistant qui s’en est fait aujourd’hui le héraut. Néanmoins la position de philosophe médiatique que par son talent très particulier il s’est acquise, aussi bien que l’incroyable violence des propos qu’il tient, propos de nature à légitimer une autre violence, celle qui règne sur des scènes qui ne sont pas qu’intellectuelles, nous incitent, comme philosophes, à réagir, à inviter la communauté des philosophes à réagir également, à demander enfin quelle sorte de place occupe aujourd’hui Michel Onfray parmi les voix de la philosophie.
Car si lui-même n’est pas le philosophe qu’il dit, qu’est-il et de quoi est-il le symptôme ? N’est-ce pas à dresser des barrières contre la force proprement philosophique du «judaïsme» que s’emploie Michel Onfray dans son article, et n’est-ce pas cette dernière version du ressentiment, confronté à la signification historiale de l’extermination et de la «question juive», qui explique l’étonnante faveur qui entoure ses écrits ?
A lire, la réponse de Michel Onfray : «Sale temps pour la pensée debout»

O colapso financeiro nos Estados Unidos



Por Argemiro Ferreira
O colapso financeiro à vista nos EUA
Caro Nassif,
A pedido do amigo Renato Guimarães, traduzi do inglês para a revista online dele, Mirante, o contundente e muito oportuno artigo de Paul Craig Roberts transcrito abaixo (está também no Mirante:http://revistamirante.wordpress.com/2012/07/02/o-misterio-do-dolar-resis...).
O original inglês saiu em junho no blog do autor, Global Research:http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=31272).
O dr. Roberts, professor de Economia, foi no passado Secretário Assistente do Tesouro dos EUA (1981-82, administração Ronald Reagan), Editor Associado do jornal Wall Street Journal e colunista da revista Business Week. Seu último livro nos EUA, How the Economy Was Lost, acaba de ser publicado pela CounterPunch-AK Press. Na Alemanha será lançado ainda este mês Economies in Collapse. Ele escreve regularmente para CounterPunch, a revista do polêmico Alexander Cockburn (sugiro ainda que os leitores confiram o CounterPunch clicando http://www.counterpunch.org/).
Segue o texto.
O mistério do dólar resistente
Paul Craig Roberts
A questão persiste, a nos desafiar, desde o início da crise financeira e da Flexibilização Quantitativa. Como o Fed (Junta da Reserva Federal) conseguirá manter a taxa zero de juros para os bancos e taxas de juros negativas, reais, para os poupadores e detentores de títulos, se o governo dos EUA está acrescentando, a cada ano, US $ 1,5 trilhão à dívida nacional, com seus déficits orçamentários? Há não muito tempo, o Fed anunciou que pretende insistir nessa política – e ainda vai mantê-la por mais dois ou três anos. Na verdade, o Fed tornou-se prisioneiro dela. Sem as taxas de juros artificialmente baixas, o serviço da dívida (sobre a dívida nacional) seria tão grande que levantaria dúvidas sobre a avaliação de crédito do Tesouro dos EUA, a viabilidade do dólar, e os trilhões de dólares em swaps de taxa de juros – e outros derivativos viriam descolados.
Em outras palavras: desregulamentação financeira levando a jogadas de Wall Street, a decisão do governo dos EUA de socorrer os bancos e mantê-los respirando e a política de taxa zero de juros, do Federal Reseve colocaram o futuro econômico dos EUA e sua moeda numa posição insustentável e perigosa. Não será possível continuar a inundar os mercados de ações com US$ 1,5 trilhão em novos temas a cada ano enquanto a taxa de juro das obrigações é inferior à taxa de inflação. Todo mundo que compra um título do Tesouro está comprando um ativo sofrendo depreciação. Além disso, o risco de capital ao se investir em Treasuries é muito elevado. A baixa taxa de juros significa que o preço pago pelo título é muito alto. Um aumento nas taxas de juros, que terá de vir mais cedo ou mais tarde, vai levar ao colapso do preço dos títulos e impor perdas de capital aos detentores de títulos, tanto nacionais como estrangeiros.
A questão é: quando será esse cedo ou tarde? E o objetivo deste artigo é examinar a questão.
Comecemos por responder à pergunta: como é que uma política tão insustentável conseguiu perdurar tanto tempo?
Um conjunto de fatores está contribuindo para a estabilidade do dólar e do mercado de títulos. Um fator relevante é a situação na Europa. Lá também existem problemas reais, e a imprensa financeira mantém nossa atenção na Grécia, na Europa e no euro. A Grécia deixará a União Europeia, ou será chutada para fora? O problema da dívida soberana se estenderá à Espanha, à Itália e, essencialmente, a toda parte, com exceção da Alemanha e dos Países Baixos?
Será isso o fim da UE e do euro? Todas essas são questões muito dramáticas que mantêm a atenção fora da situação dos Estados Unidos – que é, provavelmente, ainda pior.
O mercado de títulos do Tesouro também é ajudado pelo medo que os investidores individuais têm do mercado de capitais – transformado num cassino, devido à alta frequência dos negócios.
Comércio de alta frequência é aquele de transações eletrônicas baseadas em modelos matemáticos que tomam as decisões. Firmas de investimento competem a partir da velocidade dessas decisões, obtendo ganhos de fração de centavo e talvez mantendo posições por apenas uns poucos segundos. Esses não são investidores de longo prazo. Satisfeitos com os ganhos diários, eles fecham todas as posições ao fim de cada dia.
Tais transações de alta frequência constituem hoje 70-80% de todos os negócios em ações. Para os investidores tradicionais, o efeito disso é uma azia desagradável, daí estarem abandonando o mercado de equities. Inseguros quanto à solvência dos bancos, eles acabam por optar pelos títulos do Tesouro; os bancos pagam quase nada pelos depósitos, enquanto os títulos do Tesouro renderão cerca de 2% nominal, o que significa, usando-se o oficial Índice de Preços ao Consumidor, perda de 1% do capital a cada ano. Usando-se a medida correta de inflação de John Williams (shadowstats.com), a perda deles será muito maior. Mesmo assim, a perda seria uns dois pontos percentuais menor do que se estivessem num banco. E mais: ao contrário dos bancos, o Tesouro pode usar o Federal Reserve para imprimir o dinheiro, cobrindo seus títulos. Ou seja, o investimento em títulos pelo menos retorna o valor nominal do investimento, mesmo que seu valor real seja muito menor. (Para uma descrição da High-frequency trading, ver:http://en.wikipedia.org/wiki/High_frequency_trading).
A mídia financeira presstitute[1] nos diz que a fuga para os títulos do Tesouro estadunidense da dívida soberana da Europa, do euro condenado e do contínuo desastre imobiliário financia os déficits anuais de US$ 1,5 trilhão em Washington. Sob a influência de tal imprensa financeira, os investidores podem estar respondendo dessa forma. Outra explicação para a estabilidade da política insustentável do Federal Reserve é o conluio entre Washington, Fed e Wall Street. Teremos de acompanhar o desdobramento na medida em que seguir avançando.
Ao contrário dos japoneses, cuja dívida nacional é a maior de todas, os estadunidenses não são donos de sua própria dívida pública. Grande parte da dívida dos EUA tem donos no exterior, em especial na China, no Japão e na OPEP (países exportadores de petróleo). Isso deixa a economia dos EUA em mãos estrangeiras. Se a China, por exemplo, se considerar provocada indevidamente por Washington, poderá despejar nos mercados mundiais até US$ 2 trilhões de seus ativos em dólares estadunidenses. Entrariam em colapso todos os tipos de preços, e o Fed teria de criar rapidamente o dinheiro capaz de cobrir o dumping chinês com instrumentos financeiros com predominância de dólar.
Os dólares impressos para comprar o dumping chinês de ativos em dólar dos EUA ampliariam a oferta de dólares nos mercados de câmbio e reduziriam a taxa de câmbio da moeda. O Fed, na falta de moedas estrangeiras para comprar os dólares, teria de apelar para os swaps de fundos soberanos da Europa endividada-conturbada, por rublos da Rússia cercada pelo sistema antimísseis dos EUA, por ienes do Japão já sobrecarregado de compromisso nos EUA, a fim de trocar os dólares por euros, rublos e iênes.
Estes swaps cambiais estariam registrados nos livros – e, portanto, seriam irresgatáveis, tornando problemático o recurso posterior esses swaps. Em outras palavras: mesmo se o governo dos EUA pudesse pressionar seus aliados e fantoches a trocarem as moedas deles, mais fortes, por moeda estadunidense depreciada, esse não seria um processo repetitivo. Da mesma forma que os BRICS, os integrantes do império estadunidense não sonham em ficar amarrados ao dólar.
Mas para a China, por exemplo, despejar seus dólares de uma só vez seria apenas dispendioso, já que isso iria diminuir o valor dos ativos denominados em dólar, na proporção em que se desse o despejo. A menos que a China tenha de enfrentar um ataque militar dos EUA e precise defender-se do agressor, seria preferível, como um ator econômico racional, desfazer-se lentamente da moeda estadunidense. Da mesma forma como o Japão, a Europa, a OPEP, tampouco gostariam de destruir sua própria riqueza acumulada com os déficits comerciais dos Estados Unidos despejando seus próprios dólares. Mas as indicações são de que todos eles preferem deixar de ser detentores de dólares.
Ao contrário da imprensa financeira dos EUA, os estrangeiros que têm ativos em dólares observam certas coisas com preocupação: o orçamento atual dos EUA e os déficits comerciais do país; a deterioração da economia estadunidense; as jogadas arriscadas e sem cobertura; os planos hegemônicos enganosos. Diante do quadro, concluem: "Preciso sair cautelosamente disso tudo".
Também os bancos estadunidenses têm forte interesse em preservar o status quo. Não apenas têm títulos do Tesouro dos EUA: potencialmente são os maiores detentores desses títulos. Podem tomar emprestado do Fed, a taxa zero de juros, e adquirir Treasuries de 10 anos a 2%, obtendo assim lucro nominal de 2% para compensar perdas em derivativos. Os bancos podem tomar emprestados dólares do Federal Reserve, grátis, e alavancá-los em transações com derivativos. Como observou Nomi Prins, os bancos estadunidenses não querem negociar contra eles próprios e suas livres fontes de recursos através da venda de seus haveres em títulos. Ao mesmo tempo, na eventualidade de fuga dos dólares de estrangeiros, o Fed poderia reforçar a demanda externa de dólares, exigindo que os bancos estrangeiros que queiram operar nos EUA elevem o total de suas reservas, que são lastreadas em dólar.
Eu poderia continuar, mas creio ser isso suficiente para mostrar que até mesmo atores no processo que poderiam sustá-lo percebem o interesse deles próprios em não balançar o barco. Preferem optar por uma retirada tranquila e lenta dos dólares, antes de estourar a crise.
Isso não é possível indefinidamente. O próprio processo de retirada gradual dos dólares tenderia a causar pequenos e contínuos declínios no valor da moeda – o que culminaria num rush para sair. Mas os estadunidenses não são as únicas pessoas iludidas.
O próprio processo da retirada lenta pode pôr abaixo a casa dos EUA. Os BRICS – Brasil, maior economia da América do Sul; Rússia, detentora de armas nucleares e economia independente de energia, da qual depende a Europa Ocidental (formada por fantoches da OTAN de Washington); Índia, nuclearmente armada e um dos dois gigantes em ascensão na Ásia; China, nuclearmente armada e maior credor de Washington (depois do Fed), fornecedora dos EUA em produtos manufaturados e de tecnologia avançada, além de novo bicho-papão a ser usado na próxima guerra fria lucrativa pelo complexo militar-industrial; e África do Sul, a maior economia da África – estão no processo de fundação de um novo banco. O novo banco permitirá às cinco grandes economias conduzir seu comércio sem usar dólares estadunidenses.
Além disso, o Japão – um estado fantoche dos EUA desde a II Guerra Mundial – está a ponto de entrar num acordo com a China, pelo qual o iên japonês e o yuan chinês serão objeto de intercâmbio direto. O comércio entre os dois países asiáticos será então realizado nas próprias moedas deles, sem a utilização dos dólares estadunidenses. Isso vai reduzir o custo do comércio exterior entre os dois países, pois eliminará o pagamento de comissões cambiais na conversão de yen e yuan em dólares – não uma, mas duas vezes.
Ao mesmo tempo, essa explicação oficial para o novo relacionamento direto, evitando o dólar estadunidense, é simplesmente a diplomacia falando. Os japoneses estão esperando, como os chineses, para sair da prática de acumular dólares cada vez mais por ter de estacionar seus excedentes comerciais em Treasuries – os títulos do Tesouro dos EUA. O governo japonês fantoche dos EUA espera que a Washington hegemônica não exija que o Japão ponha fim ao entendimento com a China.
Chegamos assim ao âmago da questão[2]. A pequena percentagem de americanos conscientes e informados fica intrigada pelo fato de os banqueiros escaparem, sem sequer serem processados ou mesmo importunados por seus crimes financeiros. A explicação poderia ser esta: os bancos "grandes demais para quebrar" são coadjuvantes de Washington e do Federal Reserve na manutenção da estabilidade do dólar – e dos mercados de títulos do Tesouro – face à política insustentável do Fed.
Vejamos primeiro como os grandes bancos podem manter baixas as taxas de juros dos Treasuries (títulos do Tesouro), inferior à taxa da inflação apesar do aumento constante da dívida dos EUA como percentagem do PIB – assim preservando a capacidade do Tesouro de pagar o serviço da dívida. Os bancos do grupo "grandes demais para quebrar" ameaçados têm um enorme interesse em taxas de juros baixas e no sucesso da política do Fed. Esses bancos grandes estão posicionados para tornar a política do Fed um sucesso. O JP Morgan Chase e outros bancos tamanho-gigante podem reduzir as taxas de juros do Tesouro e, assim, elevar os preços dos bônus, fazendo uma jogada, através da venda de swaps da taxa de juros (IRSwaps).
Uma empresa financeira que vende IRSwaps está na verdade vendendo um acordo para pagar taxas de juros flutuantes como taxas de juros fixas. O comprador está adquirindo um acordo que exige dele pagar uma taxa fixa de juros em troca de receber uma taxa flutuante. A razão que leva um vendedor a pegar o atalho do IRSwap, isto é, a pagar por uma taxa flutuante como se fosse taxa fixa, é a sua crença de que as taxas vão cair. O atalho pode fazer as taxas cairem e, assim, elevar os preços dos Treasuries. Quando isso acontece, como ilustram os gráficos emhttp://www.marketoracle.co.uk/Article34819.html, ocorre uma corrida no mercado de títulos do Tesouro – aquilo que a mídia financeira presstituteatribui à "fuga para o porto seguro do dólar dos EUA e dos bônus do Tesouro." De fato, a evidência circunstancial (veja os gráficos no mesmo link acima) é que os swaps são vendidos por Wall Street sempre que o Federal Reserve precisa evitar um aumento das taxas de juros a fim de proteger a sua política (sem isso ela seria insustentável). As vendas de swaps criam a impressão de um voo para o dólar, mas na realidade não ocorre voo algum. Como os IRSwaps não requerem troca de qualquer ativo principal ou real e são apenas uma aposta em movimentos da taxa de juros, não há limite para o volume de IRSwaps.
Para alguns observadores, esse aparente conluio sugere que o motivo pelo qual os banqueiros de Wall Street ainda não foram processados por seus crimes é que eles são parte essencial da política do Federal Reserve para preservar o dólar estadunidense como moeda mundial. Possivelmente o conluio do Federal Reserve com os bancos é organizado, mas sequer teria de ser assim. Os bancos são beneficiários da política de taxa de juros zero, conduzida pelo Fed. É do interesse dos bancos apoiá-la. O conluio organizado não é necessário.
Passemos agora às barras de ouro e de prata. Com base numa análise sólida, Gerald Celente e outros talentosos videntes previram que o preço do ouro seria de US$ 2.000 por onça até o final do ano passado. Barras de ouro e prata continuaram em 2011 a sua ascensão de uma década, mas em 2012 os preços do ouro e da prata despencaram. E o valor do ouro ficou US$350 menor, por onça, do que seu melhor preço, US$ 1.900.
Diante da análise que tenho apresentado, qual a explicação para a reviravolta nos preços do lingote de ouro? A resposta, de novo, é curta. Algumas pessoas familiarizadas com o setor financeiro acreditam que o Federal Reserve (e talvez também o Banco Central Europeu) coloca vendas a descoberto de ouro através dos bancos de investimento, garantindo quaisquer perdas ao pressionar uma peça no teclado do computador – como se os bancos centrais fossem capazes de transformar o ar em dinheiro.
Ouvi de gente informada que, como uma percentagem pequena de pessoas do lado comprador, nas vendas curtas, realmente prefere receber a entrega em barras de ouro e prata, e a maioria se contenta com o arranjo financeiro em dinheiro, não há limite para a venda a descoberto de ouro e prata. A venda a descoberto pode realmente exceder a quantidade existente conhecida de ouro e prata.
Algumas pessoas que têm acompanhado o processo há anos acreditam que a venda a descoberto dirigida pelo governo já ocorre há um longo tempo. Mesmo sem a participação do governo, os bancos podem controlar o volume do comércio de títulos em ouro e lucram com as operações. A venda a descoberto tornou-se recentemente tão agressiva que não apenas retarda a elevação dos preços do ouro, mas puxa o preço para baixo. Será essa agressividade um sinal de que o sistema equipado está próximo de ser "descolado"?
Em outras palavras: "nosso governo", o governo que supostamente nos representa, mais do que os poderosos interesses privados que o elegem (com multimilionárias contribuições de campanha, agora legitimadas pela Supremo Tribunal sob controle republicano), está fazendo o que pode para privar a nós, meros cidadãos, escravos, servos e "extremistas domésticos", de nos proteger e proteger a riqueza que nos resta depois da política monetária de libertinagem do Federal Reserve. A venda a descoberto, sem a intermediação do dólar, impede que a crescente demanda do lingote físico aumente o preço do ouro.
Jeff Nielson explica outro expediente para que os bancos possam vender lingotes de ouro mesmo se não tiverem lingotes (leia em http://www.gold-eagle.com/editorials_08/nielson102411.html). Nielson diz que o JP Morgan é o guardião, há muito tempo, do maior fundo de prata, sendo ainda o maior "vendedor a descoberto" de prata. Sempre que o fundo de prata aumenta suas participações de ouro, o JP Morgan reduz o montante equivalente. As vendas a descoberto compensam a elevação do preço que resultaria do crescimento da demanda de prata física. Nielson também relata que os preços de ouro podem ser suprimidos mediante aumento de exigências marginais àqueles que compram ouro com alavancagem. A conclusão é que os mercados de ouro podem ser manipulados, assim como o mercado de letras do Tesouro e as taxas de juros.
Por quanto tempo ainda podem continuar tais manipulações? Quando será que uma proverbial boca no trombone vai dar um basta e bater o martelo?
Se fôssemos capazes de precisar a data, claro, seríamos os próximos megabilionários.
Eis aqui alguns dos catalisadores à espera da ignição que vai acender o incêndio e queimar o mercado de títulos do Tesouro e o dólar estadunidense:
Uma guerra com o Irã, exigida pelo governo de Israel, começando na Síria, para interromper o fluxo de petróleo e, consequentemente, a estabilidade das economias ocidentais ou atolar os EUA e seus frágeis fantoches da OTAN num conflito armado com a Rússia e a China. O estrago do petróleo iria degradar ainda mais as economias dos EUA e da União Europeia, mas Wall Street continuaria a lucrar com seus negócios.
Uma estatística econômica desfavorável teria o mérito de acordar os investidores para a realidade da economia dos EUA. Uma estatística, claro, que a mídia presstitute não seja capaz de distorcer.
Uma afronta à China, com o governo chinês decidindo empurrar mais para baixo os EUA, até o estágio humilhante de Terceiro Mundo, o que vale um trilhão de dólares.
Mais erros e trapalhadas com derivativos, como o mais recente do JP Morgan Chase. Deixando cambaleante, outra vez, o sistema econômico dos EUA, eles nos lembram de que nada mudou.
A lista é longa. Há um limite para o número de erros estúpidos e políticas financeiras corruptas que o resto do mundo está disposto a aceitar da parte dos EUA. Quando esse limite for ultrapassado, será o fim para a "única superpotência do mundo" e para os detentores de instrumentos denominados em dólar.
A desregulamentação financeira transformou o sistema financeiro, que anteriormente servia a negócios e consumidores, num cassino onde a jogatina e as apostas não são cobertas. Apostas sem cobertura, juntamente com a política da taxa de juros zero, do Fed, expuseram o padrão de vida e a riqueza dos estadunidenses a enorme decadência. Idosos aposentados que viviam de suas poupanças e investimentos – IRAs e 401 (k)s[3]– nada podem ganhar com o dinheiro deles e são forçados a consumir o próprio capital, privando os herdeiros das heranças. A riqueza acumulada está consumida.
Em consequência da exportação de empregos para o exterior, os EUA tornaram-se um país dependente de importações. Depende de bens manufaturados produzidos em outros países, como roupas e sapatos. Quando a taxa de câmbio fizer o dólar cair, os preços domésticos nos EUA vão subir, e o consumo real do país dará um grande salto. Os americanos, então, passarão a consumir menos. E o padrão de vida cairá bruscamente.
As graves consequências dos erros enormes feitos em Washington, em Wall Street e nos escritórios corporativos são mantidos à distância pela política insustentável das baixas taxas de juros e da omissão da imprensa financeira corrupta, enquanto a dívida cresce vertiginosamente. O Fed passou por essa experiência antes. Durante a II Guerra Mundial, o Federal Reserve manteve baixas as taxas de juros. Isso foi feito para ajudar as finanças do Tesouro em meio ao conflito, minimizando a carga de juros da dívida de guerra. O Fed manteve baixas as taxas de juros, comprando os papéis da dívida. A inflação no pós-guerra, resultante disso, levou em 1951 ao acordo entre o Federal Reserve e o Tesouro. Ficou então acertado entre eles que o Federal Reserve deixaria de "monetizar" – converter em dinheiro – a dívida e permitiria a elevação das taxas de juros.
O atual presidente do Fed, Ben Bernanke, falou de uma "estratégia de saída". Disse que, quando a inflação ameaçar, ele poderá detê-la tomando o dinheiro de volta do sistema bancário. No entanto, ele só poderia fazer isso se vendesse títulos do Tesouro, o que significaria elevação das taxas de juros. Aumento das taxas de juros pode ameaçar a estrutura derivativa, causar perdas de títulos, e elevar o custo tanto do serviço da dívida privada, tanto quanto da pública. Em outras palavras, evitar a inflação com a monetização da dívida traria mais problemas imediatos do que a inflação. Ao invés de fazer o sistema entrar em colapso, não seria mais inteligente o Fed soprar para longe as dívidas maciças?
A inflação, eventualmente, iria corroer o poder de compra e o uso como moeda de reserva do dólar, fazendo ainda definhar o conceito de credibilidade do governo dos EUA. No entanto, o Fed, os políticos e os gangsters financeiros iriam preferir uma crise mais tarde do que mais cedo. Atrasar o relógio de um navio afundando é preferível a afundar com ele. Enquanto puderem usarswaps de taxa de juros para empurrar os preços dos títulos do Tesouro, e enquanto puderem usar lingotes sem ouro para impedir aumento dos preços de ouro e prata, a falsa imagem dos EUA como porto seguro para os investidores pode ser perpetuada.
No entanto, os US$ 230.000.000.000.000 em apostas com derivativos dos bancos estadunidenses ameaçam trazer suas próprias surpresas. O JPMorgan Chase teve de admitir que a sua perda em derivativos, anunciada recentemente como de US$ 2 bilhões, é maior do que isso. E o que mais, muito mais, está para ser revelado? De acordo com a Controladoria da Moeda, os cinco maiores bancos detêm 95,7% de todos os derivativos. Os cinco bancos detentores de 226 trilhões de dólares em apostas com derivativos são jogadores altamente alavancados. Por exemplo, o JPMorgan Chase tem ativos totais de US$ 1,8 trilhão, mas detém US$ 70 trilhões em apostas com derivativos – uma relação de US$ 39 em apostas com derivativos para cada dólar de ativos. Um banco nessa situação não tem de perder muitas apostas mais antes de estar arrebentado.
Ativos, claro, não são capital baseado em risco. De acordo com relatório da Controladoria da Moeda em 31 de dezembro de 2011, o JPMorgan Chase mantém US$ 70,2 trilhões em derivativos e apenas US$ 136 bilhões em capital baseado em risco. Em outras palavras, as apostas do banco em derivativos são 516 vezes maiores do que o capital que cobre tais apostas.
É difícil imaginar uma posição mais imprudente e instável para um banco se colocar, mas a Goldman Sachs vai ainda mais além. Os US$ 44 trilhões em apostas com derivativos desse banco estão cobertos por apenas US$ 19 bilhões de capital baseado em risco, o que aponta apostas 2.295 vezes maiores do que o capital que as cobre.
As apostas em taxas de juros compreendem 81% de todos os derivativos. São esses os derivativos que suportam os altos preços dos títulos do Tesouro dos EUA, apesar dos aumentos maciços da dívida dos EUA e sua monetização (transformação em moeda).
As apostas de US$ 230 trilhões de dólares em derivativos nos bancos estadunidenses, concentradas em cinco grandes bancos, são 15,3 vezes maiores do que o PIB dos EUA. Um sistema político falido que permite a bancos não regulamentados apostas a descoberto 15 vezes maiores do que a economia dos EUA é um sistema a caminho de falência catastrófica. Como se generalizam as suspeitas sobre a fantástica falta de discernimento nos sistemas políticos e financeiros estadunidenses, a catástrofe anunciada vai se tornar realidade.
Todo mundo quer uma solução, então vou oferecer uma. O governo dos EUA deve simplesmente cancelar os US$ 230 trilhões de dólares em apostas com derivativos, declarando-os sem validade, efeito ou valor. Como não estão envolvidos ativos reais, apenas jogatina em valores imaginários, conceituais, o único efeito maior do fechamento ou soma de todos os swaps(principalmente contratos não ortodoxos entre contrapartes) seria o de tirar US$ 230 trilhões de risco alavancado fora do sistema financeiro. Os gangsters financeiros, que querem continuar a usufruir os ganhos com apostas, enquanto o público subscreve as perdas deles, iriam gritar e espernear, a pretexto da santidade dos contratos. Mas um governo que pode assassinar seus próprios cidadãos ou jogá-los em masmorras sem o devido processo legal pode abolir todos os contratos que quiser em nome da segurança nacional. E certamente, ao contrário da guerra contra o terror, expurgar o sistema financeiro dos derivativos da jogatina iria melhorar muito a segurança nacional.
[1] A palavra inventada pelo autor para a mídia financeira junta sarcasticamente press (imprensa) e prostitute (prostituta). (Nota do tradutor)
[2] O autor recorre à expressão inglesa "nitty and gritty", tão popular que até batizou um grupo de rock, mas sem correspondente em português. "Nitty" é "lendeoso", de lêndea; "gritty" é "areoso" (de areia). (N. do T.)
[3] Clique http://en.wikipedia.org/wiki/401(k)_IRA_matrix para saber mais, no Wikipedia (em inglês) sobre IRAs e 401 (k) s. (N. do T.)

domingo, 8 de julho de 2012

a crise atual do Capital, por David Harvey, com legenda PT

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O papel do Brasil na criação da Operação Condor


O papel do Brasil na criação da Operação Condor

Por arimateia
Nós sabemos, nós lembramos, nós contamos.
Impressionante e histórico depoimento de um jornalista que dedica sua vida a denunciar as ditaduras latino-americanas.
Seminário Internacional sobre a Operação Condor
Câmara dos Deputados – Brasília, Brasil – 5/julho/2012
As garras do Brasil na Condor
Luiz Cláudio Cunha *
A mais longa ditadura da maior nação do continente não poderia ficar de fora do clube mais sinistro dos regimes militares da América do Sul. O Brasil dos generais do regime de 1964 estava lá, de corpo e alma, na reunião secreta em Santiago do Chile, em novembro de 1975, que criou a Operação Condor.
Nascia a mais articulada e mais ampla manifestação de terrorismo de Estado na história mundial. Nunca houve uma coordenação tão extensa entre tantos países para um combate tão impiedoso e sangrento a grupos de dissensão política ou de luta armada, confrontados à margem das leis por técnicas consagradas no submundo do crime.
Tempos depois, em 1991, as democracias renascidas da região construíram um difícil pacto de integração política e econômica batizado de Mercosul. Dezesseis anos antes, contudo, os generais das seis ditaduras do Cone Sul — Chile, Argentina, Brasil, Uruguai, Paraguai e Bolívia — tinham conseguido realizar, a ferro e fogo, uma proeza ainda mais improvável: um secreto entendimento pela desintegração física, política e psicológica de milhares de pessoas.
A Operação Condor trouxe para dentro do Estado ilegítimo das ditaduras as práticas ilegais da violência de bandos paramilitares, transformando agentes da lei em executores ou cúmplices encapuzados de uma dissimulada política oficial de extermínio.
O envolvimento de efetivos regulares da segurança com as práticas bandoleiras de grupos assassinos explica, de alguma forma, a leniência e depois a conivência com o crime por parte de corporações historicamente fundadas na lei e na ordem. O Esquadrão da Morte, em países como Brasil, Argentina e Uruguai, contaminou o Exército. O Exército perdeu os limites com a obsessão da guerra antisubversiva. A luta contra a guerrilha transbordou as fronteiras da lei e exacerbou a violência. A virulência clandestina e sem controle do esquadrão empolgou o Exército. O Exército apodreceu com o Esquadrão da Morte. O esquadrão confundiu-se com o Exército, o Exército virou um esquadrão.
A Condor, enfim, reconheceu tudo isso e criminalizou os regimes militares do Cone Sul.
Dois policiais resumem este mergulho criminoso do poder no Brasil e no Uruguai. O americano Dan Mitrione era especialista em interrogatórios do Serviço de Segurança Pública (OPS, na sigla em inglês), uma agência americana de fachada da CIA extinta um ano antes do nascimento da Condor. Em 16 anos de vida, treinou um milhão de policiais no chamado Terceiro Mundo. Mitrione desembarcou no Rio de Janeiro um ano antes do golpe de 1964 e ao sair, três anos depois, a OPS tinha adestrado 100 mil agentes brasileiros, 1/6 da força policial do país. Mitrione assumiu a OPS do Uruguai em 1969, quatro anos antes do golpe de Bordaberry, com um lema que definia seus princípios: “A dor precisa, no lugar preciso, na quantidade precisa, para o efeito desejado”.
O brasileiro Sérgio Fleury, delegado do DOPS, era internacionalmente conhecido como líder do clandestino Esquadrão da Morte, de onde importou métodos de combate ao crime comum para uso na repressão política. Seis meses antes do golpe de junho de 1973, o embaixador americano em Montevidéu, Charles Wallace Adair Jr., avisou Washington que oficiais da alta hierarquia militar do Uruguai foram treinados no final de 1971 pelo Brasil para combater a insurgência. Um dos treinadores brasileiro levados aos aprendizes de Mitrione era o experiente Fleury.
O embaixador detalhou a ação de órgãos de segurança da Argentina (Secretaria de Inteligência do Estado, SIDE) e do Brasil (Serviço Nacional de Informações, SNI) no apoio a grupos uruguaios clandestinos: “Os brasileiros reconhecidamente aconselharam e treinaram oficiais militares e policiais uruguaios envolvidos em grupos contra-terroristas que se responsabilizaram por atentados a bomba, sequestros e até mesmo assassinatos de suspeitos de pertencerem à esquerda radical”. Na Argentina, o delegado-chefe da Polícia Federal em Buenos Aires era Alberto Villar, fundador em 1973 da versão local do Esquadrão da Morte, a clandestina Triple A, ou Aliança Anticomunista Argentina, acusada de quase 2 mil mortes em dez anos de crimes.
Quase dois anos antes da formalização da Condor, os seis países da região fizeram uma reunião secreta em Buenos Aires, em fevereiro de 1974. O ‘I Seminário de Polícia sobre a Luta Antisubversiva no Cone Sul’ reunia os chefes da Polícia Federal, alguns deles oficiais do Exército — casos do Brasil, Argentina e Paraguai. Acertaram “novas formas de colaboração transnacional para confrontar a ameaça subversiva”, conforme o general Miguel Angel Iñiguez, chefe da Polícia Federal argentina, anunciando a decisão final de operações conjuntas “contra inimigos políticos em qualquer dos países associados”.
A preocupação anticomunista se aguçou com a revolução castrista em Cuba e entrou na pauta dos quartéis do continente, que se reuniam regularmente na Conferencia dos Exércitos Americanos (CEA). No 10º encontro, realizado em Caracas uma semana antes do golpe de Pinochet em 1973, o general brasileiro Breno Borges Fortes propôs “ampliar a troca de experiências ou informações” na guerra ao comunismo.
Em 1976, na Nicarágua do ditador Somoza, disse o chefe da delegação argentina na CEA:
— A guerra ideológica não respeita fronteiras — avisou o general Roberto Viola, que carregava no sobrenome a crença de quem não reconhece limites no combate à subversão. Quatro anos antes, este desbordamento da violência ficou evidente no Uruguai.
Em fevereiro de 1972, os guerrilheiros Tupamaros sequestraram um fotógrafo em Montevidéu. Nelson Bardessio era mais do que isso: era também policial, segurança e motorista do americano William Cantrell, o homem da CIA no Uruguai. O policial revelou ser membro do Esquadrão da Morte que agia dentro da DNII, Dirección Nacional de Información y Inteligencia, a central de polícia abastecida pela CIA de Cantrell com equipamento de tortura.
As ordens do ministro do Interior, Santiago de Brum Carbajal, eram repassadas ao esquadrão pelo vice-ministro Armando Acosta y Lara. Bardessio revelou que o próprio secretário pessoal do presidente Pacheco Areco, Carlos Piran, conseguiu junto à SIDE (a Secretaria de Inteligência do Estado argentino) a gelinita explosiva com que o Esquadrão da Morte praticou quatro atentados em Montevidéu. O motorista da CIA contou que ele fizera parte de uma equipe de cinco policiais treinados pela SIDE em Buenos Aires em “atividades antiterroristas” e “técnicas de vigilância”. Outros dois agentes, disse Bardessio, foram enviados ao Brasil para exercitar “operações de Esquadrão da Morte”.
Os futuros quadros da Condor começaram a se formar nesta geleia geral que misturava gelinita com militares, policiais, agentes secretos, torturadores e terroristas paramilitares. Ali mesmo em Montevidéu, três anos depois, a Condor começou a sair do ovo. Em outubro de 1975, nos salões exclusivos do hotel Carrasco, reuniu-se a 11ª CEA, a conferência dos Exércitos. Num encontro prévio, os chefes dos serviços secretos do continente ouviram a proposta de seu camarada chileno, um certo coronel Manuel Contreras, chefe da Dirección Nacional de Inteligência (DINA), a polícia política de Pinochet, para a criação de “um programa repressivo transnacional”.
A proposta foi aprovada, e Contreras não perdeu tempo. Despachou o vice-diretor da DINA, o coronel da Força Aérea Mário Jahn, direto de Montevidéu para Assunção, onde entregou ao general Francisco Brítez, chefe da repressão do Governo Stroessner, o convite para uma reunião “absolutamente secreta” em Santiago do Chile para o mês seguinte, novembro.
O nº 2 da DINA, antes de voltar para casa, fez uma segunda escala, um pouco acima no mapa: Brasília. Aqui, entregou o convite e a agenda de dez páginas da pomposa ‘Iª Reunión de Trabajo de Inteligencia Nacional’ a um fraterno amigo de Contreras: o general João Baptista Figueiredo, o chefe do Serviço Nacional de Informações (SNI) do Governo Geisel.
As duas ditaduras tinham muito em comum. O palácio La Moneda ainda fumegava com as bombas de sete ataques da Força Aérea quando o embaixador brasileiro Antônio Cândido Câmara Canto adentrou a Escola Militar de Santiago no instante em que o quarteto da Junta Militar prestava juramento como novo centro de poder.
– Ainda estávamos disparando quando chegou o embaixador e nos comunicou o reconhecimento – registrou o próprio Pinochet, assombrado com a ligeireza que tornou o Brasil o primeiro governo do planeta a estabelecer vínculos formais com a nova ordem.
Dissimulados, os Estados Unidos de Nixon e Kissinger esperaram baixar a poeira das bombas e só reconheceram a ditadura Pinochet treze dias depois do Brasil. O espaço aéreo chileno ainda estava fechado, horas depois do golpe, quando quatro aviões militares brasileiros pousaram na base de Santiago, oficialmente levando apenas remédios e mantimentos.
No Brasil, o apoio encoberto ao golpe foi imediato. Um acordo, articulado no Governo Médici (1969-1974) e executado no Governo Geisel (1974-1979), garantiu fuzis e munição para a repressão interna no Chile, como revelou no domingo (1/julho) a repórter Júnia Gama, de O Globo, com base em documentos inéditos do extinto EMFA (Estado-Maior das Forças Armadas). Um ofício de 17 de janeiro de 1975 revela a ordem secreta do EMFA para raspar o logotipo da República nos fuzis tipo FAL para não permitir a identificação da cumplicidade brasileira nas armas produzidas na fábrica do Exército em Itajubá, Minas Gerais.
O próprio Manuel Contreras afiara suas garras no Brasil. Um interlocutor do coronel, o americano Robert Scherrer, chefe do escritório do FBI em Buenos Aires, diz que o chileno foi treinado em Brasília. O golpe mal completara um mês quando um economista brasileiro da CEPAL foi incorporado aos dez mil prisioneiros reunidos no Estádio Nacional de Santiago. José Serra, ex-presidente da União Nacional dos Estudantes, chegou a ouvir gente fazendo interrogatório em português. Os agentes do SNI foram ao Chile depois do golpe para obter informações de esquerdistas brasileiros, enquanto oficiais chilenos vinham ao Brasil para treinamento na Escola Nacional de Informações, a ESNI – que serviu de inspiração a Contreras na formatação de sua DINA.
Entre os 24 mil documentos da Inteligência americana sobre o Chile, desclassificados no Governo Clinton, existe um memorando secreto que o general Vernon Walters, o vice-diretor da CIA, mandou em julho de 1975 ao assessor de Segurança Nacional do presidente Ford, Brent Scowcroft. Ele retransmitia o apelo que Pinochet, inusitadamente aflito pelo risco de isolamento internacional, mandava para a Casa Branca. No item 3 da nota, Walters mostrava a intimidade brasileira com Pinochet: “Os chilenos sabem que não conseguem obter ajuda direta por causa da oposição do Congresso [americano]. Querem saber se há algum modo de conseguir essa ajuda indiretamente, via Espanha, Taiwan, Brasil ou República da Coréia”.
O general americano nem precisou lembrar. Mas os quatro países, por coincidência, eram ferozes ditaduras anticomunistas.
Dois meses depois, em setembro de 1975, Pinochet e o vice-diretor da DINA, coronel aviador Mario Jahn, discutiram a expansão internacional da repressão chilena. O coronel era o homem encarregado por Contreras de pilotar as incursões além-fronteiras da Condor, desafio que sempre demandava gastos maiores. Na conversa na sala de jantar do general, presenciada por um civil amigo de Pinochet, Jahn explicou:
– Os americanos estão ajudando por meio do Brasil. Este é o momento de se mover, avançar e levar a luta para o nível mundial – propôs o coronel a Pinochet, informado de que treinamento da CIA era fornecido por meio do Brasil. Brasília era definida, na conversa, como o “canal de treinamento” de técnicas de interrogatório e tortura para os agentes da DINA.
Um memorando de 15 de setembro de 1975 de Contreras a Pinochet pede um reforço de US$ 600 mil no orçamento daquele ano da DINA. No item 1 da nota, o coronel justifica ao general: “Aumento do pessoal da DINA ligado às missões diplomáticas do Chile. Um total de dez pessoas: 2 no Peru, 2 no Brasil, 2 na Argentina, 1 na Venezuela, 1 na Costa Rica, 1 na Bélgica e 1 na Itália.”
Em 1999, o jornal O Globo deu outra pista segura sobre a presença da DINA em solo brasileiro. Ele revelou uma destinação adicional ao pedido de verbas feito por Contreras a Pinochet em 1975: o custeio dos oficiais da DINA que, a cada dois meses, faziam um curso de seis semanas no Centro de Instrução de Guerra na Selva (CIGS) do Exército brasileiro, em Manaus, no coração da maior floresta tropical do mundo.
Durante algum tempo, um de seus principais instrutores foi o adido militar da embaixada da França em Brasília entre 1973 e 1975. O general Paul Aussaresses, especialista em inteligência, era veterano de duas épicas derrotas francesas em guerras coloniais: a da Indochina (1946-1954) e a da Argélia (1954-1962). Foi herói na Segunda Guerra Mundial, saltando de paraquedas na Normandia para fazer a ligação entre a Resistência francesa e as tropas aliadas do Dia D. Foi vilão no fronte argelino, como mestre da tortura aplicada pelas tropas paraquedistas do general Jacques Massu. Graças a Aussaresses, a França introduziu no seu vocabulário uma deformação paraestatal que só condenava nos outros povos: os macabros ‘esquadrões da morte’.
Quase duas décadas antes do jornalista Vladimir Herzog aparecer “suicidado” no porão do DOI-CODI em São Paulo, Aussaresses mandou “suicidar” em Argel um dos líderes da Frente de Liberação Nacional (FLN), o argelino Larbi Ben M’Hidi, que apareceu enforcado na prisão após um interrogatório pesado, em 1957. Na sequência, outro suicídio: o influente advogado Ali Boumendjel “atirou-se” do sexto andar do prédio onde estava preso. Em 2000, o general reconheceu que nenhum se suicidara. Ambos foram mortos pela tortura executada sob suas ordens. Mas Aussaresses não se arrependia:
– A tortura é um mal menor, mas necessário, que deve ser usado para evitar o mal maior do terrorismo.
O mesmo argumento consolador foi usado pelo general Ernesto Geisel no depoimento que prestou ao CPDOC da Fundação Getúlio Vargas, ao dizer:
— Acho que a tortura em certos casos torna-se necessária, para obter confissões. (…) Não justifico a tortura, mas reconheço que há circunstâncias em que o indivíduo é impelido a praticar a tortura, para obter determinadas confissões e, assim, evitar um mal maior — explicou Geisel.
Apesar da tolerância, o ditador brasileiro ainda simulava espanto com a ousadia da repressão de Pinochet. Em setembro de 1974, uma bomba da DINA explodiu em Buenos Aires o carro do ex-comandante do Exército chileno, Carlos Pratts, matando o general legalista e sua mulher. Quatro meses depois, quando Figueiredo sugeriu uma aproximação entre o SNI e a DINA, Geisel vetou:
— Eles que venham aqui ver a ESNI – disse o presidente, segundo anotação de 10 de janeiro de 1975 do secretário particular Heitor Ferreira, revelada pelo jornalista Elio Gaspari. Exatamente uma semana depois, o EMFA do general Geisel mandaria raspar o logotipo das armas que seu hipócrita governo fornecia clandestinamente à ditadura chilena.
Os chilenos, apesar do fingimento de Geisel, já frequentavam a Escola Nacional de Informações do SNI em Brasília desde o ano anterior, logo após a criação da DINA. O que Geisel não queria, realmente, era misturar suas tropas de repressão com as de Pinochet. Além disso, havia um erro de origem no convite de Contreras a Figueiredo para a reunião no Chile. Por definição, o SNI era um órgão de informação do presidente da República. Assim, o SNI não era o braço operacional no combate à luta armada. A missão em Santiago, por dever de ofício, cabia ao Centro de Informações do Exército.
Era o CIE que guerreava o que o SNI informava.
Esta era a lógica – e Figueiredo repassou o encargo a quem de direito, o general Confúcio Danton de Paula Avelino, o chefe do CIE, com uma recomendação especial de Geisel: reduzir a presença brasileira em Santiago. Em vez de três, como pedia Contreras, o Brasil mandaria apenas dois militares – um coronel e um major, com ordens estritas para escutar mais do que falar.
O Brasil não tinha muitas ideias para uma ação coletiva, mas queria preservar as ações bilaterais, caso a caso, quando ações repressivas fossem necessárias. Uma última recomendação de Figueiredo, repassando a ordem de Geisel: reduzir a participação brasileira à condição de observador, sem autorização para firmar nenhum documento.
Na manhã ensolarada de 25 de novembro de 1975, uma terça-feira, os dois brasileiros se juntaram a outros treze militares disfarçados de terno e gravata que ocuparam o grande salão da mansão da Alameda O’Higgins onde funcionava a Academia de Guerra do Exército, na capital chilena. A voz aguda de Pinochet ocupou um pedaço da sessão de hora e meia da abertura. Depois, Contreras assumiu o controle, pronunciando seu mantra favorito: “A subversão não reconhece fronteiras nem países”.
A repressão que assombrava o Cone Sul desde a década anterior agora tinha uma organização, um código e um método — e a loucura de sempre. A operação clandestina ganhou o nome de Condor, o abutre típico dos Andes, que agora abria suas asas sobre os povos e os países da região sem fronteiras para um terror de Estado sem limites. A velha e informal prática da troca de informações e de prisioneiros entre ditaduras camaradas tinha agora uma grife que ninguém ainda conhecia pelo nome, mas já temiam pelo terror contagiante de quem perdia parentes e companheiros, desaparecidos na treva e na noite sem fim.
A ata de fundação desse clube com licença para matar foi assinada pelos representantes de cinco dos seis países fundadores. O capitão argentino Jorge Demetrio Casas (diretor de operações do Serviço de Inteligência do Estado, SIDE), o coronel uruguaio José Fons (subdiretor do Serviço de Inteligência de Defensa, SID), o coronel paraguaio Benito Guanes Serrano (chefe do Departamento de Inteligência do EMFA), o major boliviano Carlos Mena Burgos (do Serviço de Inteligência do Estado, SIE), além do anfitrião, o coronel chileno Manoel Contreras. Os dois brasileiros dissimulados que lá estavam aprovaram tudo, mas não assinaram nada, cumprindo a ordem de Geisel de presença restrita à condição de ‘observadores’.
Até os documentos desclassificados da CIA, portanto, não conseguiam quebrar o anonimato planejado pela hipocrisia brasileira. Achei estranha esta lacuna e, durante dois anos, enquanto finalizava meu livro sobre a Operação Condor, procurei identificar a dupla enviada por Brasília. Não localizei documentos, mas os relatos de veteranos da ditadura e da comunidade de informações acabaram decifrando o mistério.
Estes são os nomes dos brasileiros ‘observadores’ que fundaram a Condor:
Flávio de Marco e Thaumaturgo Sotero Vaz.
Dois militares, dois agentes do Centro de Informações do Exército (CIE).
Dois veteranos do combate nas selvas do Araguaia (1972-1974), o maior e mais longo foco guerrilheiro do país, onde 70 combatentes comunistas de linha maoísta foram esmagados por um contingente militar que chegou a oito mil homens.
O coronel De Marco e o major Thaumaturgo estavam lá, na frente de batalha.
Quando De Marco chegou ao Araguaia, outubro de 1973, ainda resistiam 56 guerrilheiros. Quando o coronel foi embora, um ano depois, não restavam mais do que dez combatentes. Suas sepulturas nunca foram encontradas. A falta de investigação do governo sobre a violência no Araguaia levou à condenação do Brasil, em 2010, pela Corte Interamericana de Direitos Humanos da OEA.
O major Thaumaturgo, oficial paraquedista com curso de guerra na selva na Escola das Américas, no Canal do Panamá, comandava os ‘boinas pretas’ do Destacamento das Forças Especiais do Rio Janeiro, quando foi enviado ao Araguaia em 1972 com um pelotão de 36 homens. Em 1984, já coronel, Thaumaturgo assumiu o comando em Manaus do CIGS, o centro de guerra na selva onde treinaram os agentes da DINA do coronel Contreras, seu anfitrião na fundação da Condor uma década antes.
De Marco e Thaumaturgo estavam em Santiago por delegação expressa de Geisel e seu sucessor na presidência. Quando o coronel Figueiredo comandava no Rio o Regimento de Cavalaria de Guarda, De Marco servia ao seu lado. O general Figueiredo o levou com ele ao assumir a chefia do SNI e, quatro anos após fundar a Condor, De Marco subiu a rampa do poder com o presidente Figueiredo, na condição de diretor administrativo do Palácio do Planalto. O major Thaumaturgo foi cadete na academia militar do general Danilo Venturini, que dirigiu a ESNI, a escola frequentada por Contreras e seus rapazes da DINA, antes de assumir a chefia do Gabinete Militar no Governo Figueiredo.
Os brasileiros da Condor estavam, portanto, entre amigos.
Os observadores e seus chefes integravam uma irmandade.
A irmandade da Condor.
Um abutre carniceiro que via longe. Em 1979, quando a Condor ainda voava alto, um agente da CIA repetiu no Senado dos Estados Unidos uma frase do coronel Contreras:
— Iremos até a Austrália, se necessário, para pegar nossos inimigos.
Em novembro de 1978, a Condor foi até Porto Alegre para pegar seus inimigos.
É a capital brasileira do Cone Sul, no Estado que faz fronteira com a Argentina e o Uruguai. A repressão uruguaia localizou na cidade dois ativistas da esquerda ‘requeridos’ pela ditadura: Lilian Celiberti e Universindo Rodriguez Diaz. Atravessar a fronteira seca do Rio Grande do Sul parecia ser ainda mais simples do que cruzar o Rio da Prata para sequestrar opositores em Buenos Aires.
— Brasil todavia no es Argentina! — advertiu o coronel Calixto de Armas, o homem mais poderoso da repressão, chefe do Departamento II do Comando Geral do Exército, responsável pelas ações do braço operacional da Condor uruguaia, a secreta Compañia de Contrainformaciones. O coronel pairava acima das quatro Divisões de Exército do Uruguai e acima até do Organismo Coordenador de Operações Antisubversivas, o temido OCOA, a versão local do DOI-CODI. O coronel só recebia ordens de dois homens: seu chefe imediato, o general Manuel J. Nuñez, chefe do Estado-Maior, e do comandante-geral do Exército, general Gregório ‘Goyo’ Álvarez.
De Armas procurou um velho parceiro da irmandade da Condor no Brasil: o coronel Carlos Alberto Brilhante Ustra, o homem que no Governo Médici formou a máquina de tortura do DOI-CODI da rua Tutoia, em São Paulo, e que no Governo Geisel foi chefe em Brasília do Setor de Operações do CIE, o serviço secreto do Exército. Quando fez o contato, em novembro, De Armas encontrou o camarada de repressão comandando há dez meses um quartel de artilharia em São Leopoldo, nas cercanias da capital gaúcha. A partir das instruções de Ustra, a cadeia de comando acionada na operação de Porto Alegre mostra que a loucura da Condor tinha método e hierarquia.
O Departamento II do coronel De Armas contatou desde Montevidéu o Estado-Maior do III Exército em Porto Alegre, pedindo passe livre da Condor para os homens da Compañia de Contrainformaciones. O CIE gaúcho repassou o pedido ao chefe do CIE em Brasília, general Edison Boscacci Guedes. O coronel uruguaio foi autorizado, então, a pilotar a Condor em solo gaúcho em parceria com o DOPS, a polícia política comandada pelo nome mais famoso da repressão no sul, o delegado Pedro Seelig, que desbaratou a esquerda armada na região.
Comunicando-se pelo sistema codificado criado pela CIA para a DINA do coronel Contreras, a Condortel 3 (base Uruguai) entrou em linha com a Condortel 6 (base Brasil). Na primeira semana, a cúpula da Compañia uruguaia circulou em Porto Alegre: o comandante, major Carlos Alberto Rossel, seu subcomandante, major José Walter Bassani, e o capitão Eduardo Ramos, chefe da seção técnica. Na segunda semana, foram rendidos pelo chefe da seção administrativa, capitão Glauco Yannone. Na manhã de domingo, 12 de novembro, prenderam Lilian Celiberti na Rodoviária de Porto Alegre. O capitão Yannone e o delegado Seelig estavam lá, pela fraterna camaradagem da Condor. Universindo foi preso horas depois, com os dois filhos de Lilian — Camilo, de 8, e Francesca, de 3 anos.
Lilian e Universindo foram despidos e duramente torturados na sede do DOPS gaúcho.
O delegado Seelig observava, o capitão Yannone espancava.
O casal e as crianças foram levados pela polícia brasileira para o Chuí, na fronteira, onde os militares aplicaram novas torturas. Esperta, Lilian insinuou um encontro em Porto Alegre com o alvo principal da Condor uruguaia — Hugo Cores, o líder do PVP, o partido clandestino do qual faziam parte Lilian e Universindo. Lilian foi trazida de volta à capital gaúcha pelo chefe do setor de operações da Compañia, o capitão Eduardo Ferro, que armou uma ratonera para capturar sua presa no apartamento da uruguaia, na rua Botafogo.
Mas foi o capitão que caiu na ratonera de Hugo Cores.
Clandestino em São Paulo, e alertado pelo silêncio de seus companheiros, Hugo Cores deu um telefonema anônimo para a sucursal da revista Veja em Porto Alegre, denunciando o desaparecimento. Quando os homens armados de Ferro e Seelig ocultos no apartamento abriram a porta, com pistolas em punho, na tarde chuvosa de 17 de novembro de 1978, não surpreenderam o esperado Hugo Cores. Na verdade, foram surpreendidos pela presença inesperada de um repórter e um fotógrafo, que ficaram ainda mais surpresos com as pistolas apontadas para suas cabeças.
Conto tudo isso porque eu era o repórter, ao lado do fotógrafo JB Scalco.
Eu olhei no olho da Condor.
Encarei a escuridão sem fim do cano da pistola entre meus olhos.
Meu amigo Scalco morreu do coração cinco anos depois, aos 32 anos.
Tenho, assim, o privilégio nada honroso de ser o único repórter do Cone Sul a sobreviver às garras da Condor.
Assumi então o desafio de contar essa história e identificar seus responsáveis, na série de reportagens que produzi ao longo de dois anos na revista Veja e no livro que publiquei, 30 anos depois do sequestro.
A inesperada aparição de dois jornalistas, algo inédito no território da Condor, obrigou os chefes uruguaios e brasileiros a abortarem a operação de Porto Alegre, voltando às pressas a Montevidéu. Dessa vez, portanto, a praxe de sangue da Condor não se cumpriria: os sequestrados sobreviveram, apesar das torturas, e não puderam ser simplesmente ‘desaparecidos’.
A denúncia do sequestro dos uruguaios em Porto Alegre virou um escândalo internacional, que mobilizou a imprensa, os partidos, os advogados, as entidades de direitos humanos.
O sequestro de Universindo, Lilian e as duas crianças é uma das 81 ações reabertas na Justiça pelo presidente José Pepe Mujica contra crimes de tortura, desaparecimento forçado e sequestro nos anos da ditadura (1973-85). No próximo dia 16 de julho, segunda-feira, estarei no tribunal da calle Missiones, em Montevidéu, depondo como testemunha do sequestro a pedido da juíza Mariana Motta. Foi ela que, em fevereiro de 2011, condenou o ex-presidente Juan María Bordaberry a 30 anos de prisão por liderar o golpe de Estado de 1973 que dissolveu o Congresso e a democracia do país. Bordaberry morreu no ano passado, aos 83 anos.
O fiasco da rua Botafogo expôs ao ridículo as ditaduras do Uruguai e do Brasil, no contexto de uma operação repressiva que nunca dava errado, que nunca deixava sobreviventes.
Em 1978, a Condor deixara para trás, vivos, quatro sequestrados e duas testemunhas para contarem como era a Condor, como agia a Condor.
Como avisara o coronel Calixto de Armas, Brasil todavia no era Argentina!.
Afinal, por que fracassou a Condor em Porto Alegre?
Por duas razões principais, que desconcertaram simultaneamente brasileiros e uruguaios por detalhes que não eram comuns em seus países.
As crianças desordenaram a rotina de eficiência do delegado Seelig e seus agentes do DOPS. Ao contrário dos uruguaios, que roubavam os bebês de suas vítimas para entregá-los às famílias de seus algozes, a repressão brasileira não registra o desaparecimento de crianças, muito menos sua presença nas ações de busca e captura de guerrilheiros.
Os jornalistas abalaram a disciplina militar do capitão Ferro e seus parceiros da Compañia de Contrainformaciones. Ao contrário dos brasileiros, mais acostumados à insistente cobertura de uma imprensa mais incômoda sobre os excessos do regime, apesar da censura, a repressão uruguaia não concebia a presença inoportuna de jornalistas no seu local de trabalho clandestino.
De um lado e outro da fronteira, a Condor piscou, sem esconder a visível hesitação que impediu o assassinato que antes tudo resolvia, tudo desaparecia, tudo apagava.
No crepúsculo de seu governo, um mês após o sequestro de Porto Alegre, o general Geisel ordenou que o general Figueiredo, que assumiria a presidência em março de 1979, resolvesse o fiasco da Condor. Foi enviado ao sul o novo chefe do SNI, general Octávio Aguiar de Medeiros, que fracassou outra vez, na frustrada tentativa de simular uma explicação para o sumiço dos uruguaios.
Assim, num único episódio da Condor, envolveram-se sem sucesso os três generais mais influentes da ditadura brasileira tentando juntar as penas da Condor depenada em Porto Alegre.
Em uma entrevista que fiz em 1993 com o autor do telefonema anônimo, Hugo Cores, ele me dizia: “Todos os uruguaios sequestrados no exterior, algo em torno de 180, estão desaparecidos até hoje. Os únicos que estão vivos são Lilian, as crianças e Universindo. O sequestro de Porto Alegre foi o único realizado no Brasil e o último praticado pelo Uruguai. Depois dele, nunca mais houve outro”, festejava o líder do PVP.
A Condor voou com intensidade entre 1975 e 1980. E matou intensamente antes, durante e depois, com o método e a loucura das ondas sucessivas de governos militares que afogaram a democracia e a razão durante quase um século de arbítrio no Cone Sul. Nos cinco maiores países da região, foram exatos 92 anos somados de ditaduras que eram de um e eram de todos nós: Paraguai (1954-89), Brasil (1964-85), Chile (1973-90), Uruguai (1973-85) e Argentina (1976-83).
Nos tempos da Condor desatinada, a força matava pessoas e palavras, mas também inventava um novo léxico para tentar traduzir sua violência. No Chile da Condor emergiu uma nova palavra no dicionário da repressão, coalhado de presos e mortos. Surgiu a figura intermediária e angustiante do “desaparecido” – que quase sempre era uma coisa e outra, preso ou morto, sequência e consequência um do outro, e que tinha sobre eles a vantagem de isentar o Estado de explicações e justificativas.
Um “desaparecido” era uma dúvida, quem sabe um equívoco, talvez uma fatalidade, sempre um mistério que não incriminava ninguém e absolvia a todos – com exceção dos familiares da vítima, condenados ao desespero, subjugados pelo luto iminente, esmagados pela dor incessante. Um “desaparecido” só levantava suspeitas e mais perguntas, sem a garantia de certezas ou possíveis respostas. O “desaparecido” disseminava o medo. Do medo brotava o terror – e novas palavras.
O dicionário de terror da Condor fabricava uma expressão ainda mais assustadora, mais aflita: os no-nombrados, os N.N., cadáveres sem nome, sem cara, sem história, exumados no ninho da Condor por regimes de força sem coragem, sem caráter, sem futuro, sem passado. As pessoas com nomes desapareciam separadamente e, de repente, emergiam do solo covas coletivas apinhadas de mortos sem nome. No auge de seu poder, em 1979, o general argentino Jorge Videla fez uma contorcida exegese do que seria esta estranha criação dos regimes onde voava a Condor:
— O que é um desaparecido? Como tal, o desaparecido é uma incógnita… Enquanto desaparecido, não pode ter nenhum tratamento especial: é uma incógnita, é um desaparecido, não tem identidade. Não está nem morto, nem vivo. Está desaparecido… — consolava o general da mais sangrenta ditadura do Cone Sul.
Os tiranos que caçam os opositores da tirania começam subvertendo o idioma e o sentido lógico das coisas. Carimbam como ‘subversivo’ ao resistente que ousa desafiar a opressão. Combatem o ‘terrorista’ indefeso e manietado com o aparato pesado do terror de Estado. Pregam a defesa da lei pela ação ilegal e clandestina de seus agentes. Alegam defender a democracia impondo o arbítrio. Chamam de ‘ditabranda’ o que não passa de ditadura. Revogam Constituições para aplicar Atos Institucionais. Impõem a insegurança dos cidadãos em nome da Segurança Nacional. Torturam e matam invocando a paz e a tranquilidade. Fabricam ‘suicídios’ ou ‘atropelamentos’ quando os presos cometem o desatino de morrer sob tortura em suas masmorras. Concedem autoanistia para perdoar seus crimes imperdoáveis. Clamam pelo esquecimento para abafar a impunidade. E condenam como revanchismo o que não passa de memória.
No paraíso da Condor, os generais e seus serviçais conseguiram subverter o significado de duas das palavras mais valiosas da civilização: dignidade e liberdade.
Dignidad, no Chile da Condor, era o nome de uma colônia agrícola, 335 km ao sul de Santiago, criada por um ex-enfermeiro da Luftwaffe nazista. Era frequentada por Pinochet e pelo coronel Contreras. Era um centro de torturas e de treinamento para interrogatórios da DINA.
Libertad, no Uruguai da Condor, 5o km a oeste de Montevidéu, era o maior presídio político do país. Abrigava 600 presos políticos. Desde junho de 1980, um deles atendia pelo nome de Universindo Rodriguez Díaz, o uruguaio sequestrado em Porto Alegre.
Dignidad virou sinônimo de tortura no Chile da Condor.
Libertad virou endereço de presídio no Uruguai da Condor.
Quando veio o golpe de 11 de setembro no Chile, um dos primeiros presos foi um general da Força Aérea, Alberto Bachelet. Ficou preso seis meses no Cárcere Público de Santiago, mas o coração não resistiu às torturas, nele e em velhos camaradas. Morreu de infarto em março de 1974, um mês antes de completar 51 anos. Foi poupado de uma forte emoção da história, 32 anos depois, quando o mesmo Partido Socialista derrubado à bala por Pinochet voltou ao poder pelo voto em 2006 elegendo como presidente uma médica pediatra de 56 anos – a filha de Alberto, Michelle Bachelet.
Em janeiro de 1975, dez meses antes do nascimento da Condor, Michelle e sua mãe foram presas e levadas vendadas para Villa Grimaldi, um famoso centro clandestino da DINA em Santiago. Lá, aos 24 anos, Michelle foi torturada.
É de Michelle Bachelet esta frase que nos inspira e consola:
— Só as feridas lavadas cicatrizam.
Passados tantos anos de tanto horror, este encontro de hoje, aqui em Brasília, na capital do país que é um envergonhado sócio fundador da Condor, mostra que começamos a lavar nossas feridas com esta forte manifestação da memória coletiva.
Todos, aqui, temos uma só mensagem a quem fez e a quem tenta esquecer tudo aquilo:
Nós sabemos, nós lembramos, nós contamos.

Luiz Cláudio Cunha, jornalista, é autor de Operação
Condor: o Sequestro dos Uruguaios (ed. L&PM, 2008)
cunha.luizclaudio@gmail.com